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L’après seconde guerre mondiale, un défi pour BMW

La situation est délicate pour BMW, dans l’après guerre: les américains décidant de démanteler certaines usines BMW, récupèrent de l’outil de production pour le distribuer aux pays ayant souffert de la guerre.
Au moins 4.000 machines sont ainsi perdues par BMW. D’autres usines sont confisquées et conservées par les alliés.

De son côté, l’usine d’Eisenach se trouve en territoire soviétique, si l’activité automobile reprend dès 1945, l’usine est nationalisée par les communistes qui produisent sous la marque EMW (Eisenach Motoren Wagen) puis Wartburg en 1952.

Pour l’usine de Munich, la restauration débute et une production de pièces agricoles autorisée par les alliés, débute timidement en 1947 avec un personnel de 800 personnes.
Mais BMW veut relancer une production automobile, les alliés lui opposent alors un refus pour que la marque se consacre aux motos: dès 1948, 9.500 unités sont produites.
Mais en secret, les bureaux d’études de BMW développe une petite voiture populaire équipée d’un moteur de motos, c’est le projet 331 inspiré en grande partie par la Fiat Topolino. Mais BMW revient à la raison et doute du modèle économique de cette voiture et jette l’éponge.

 

 

 

Avec son activité de motos, BMW survit et n’arrive pas à répondre à la demande, malgré 17.000 exemplaires produits en 1950.
En 1951, le banquier Hans Gewening s’installe à la direction de BMW, celui-ci regarde de prêt le projet de voiture populaire qu’il refuse. A l’inverse, si BMW doit construire une voiture, ce sera du luxe dont il définit les grandes lignes.
Ainsi naît la BMW 501, une berline de luxe dont les lignes sont critiquées. La production ne débute qu’à la fin de l’année 1952 mais les carrosseries sont produites chez le carrossier BAUR car BMW ne dispose pas de l’outillage nécessaire.
En 1953, la berline 501 est épaulée par la 502 avec un moteur plus gros, puis par la BMW 505 produite à quelques unités seulement en 1955.
Sur les conseils de Max Hoffman qui avait réalisé un excellent coup avec la Mercedes 300SL, BMW réalise la 503 et la 507, fleurons de la marque, ces deux voitures sont des échecs commerciaux, tout comme les berlines alors produites.
La survie en tant que constructeur automobile est dangereusement mise en jeu, et Mercedes-Benz, à l’affut, fait savoir qu’il serait disposé à reprendre la marque.
Mais BMW va tenter un coup de la dernière chance et obtient la licence de l’Iso Isetta, la micro-citadine italienne de l’époque, pour lancer dès 1955 la BMW Isetta.

 

 

Cette petite voiture populaire relance la marque allemande, plus de 100.000 exemplaires sont écoulés et permettent de faire tourner les usines BMW et de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’entreprise. Une version plus grande, la BMW 600, est déclinée à partir de 1957 mais sans connaitre un véritable succès.

En 1959, la BMW 700 apparaît sur le marché, cette petite berline est réalisée sur la base de la BMW 600, cette voiture fut développée par l’importateur autrichien de BMW avec l’aide du carrossier Michelotti. La voiture connait un succès immédiat et pose les bases de l’avenir de BMW : des voitures à la finition supérieure et bien motorisée.

 

 

Puis vient en 1961 la BMW 1500, une voiture signant le début de la Neue Klasse dont seront déclinées les 1600, 1800, 2000… Ensuite sera dévoilé le coupé 2000CS en 1965.

Désormais, BMW réalise des bénéfices et distribue des dividendes dès 1963, et, preuve de la bonne santé financière de la firme, BMW rachète le constructeur Glas en 1966.

La marque à l’hélice s’affirme

En 1966 apparaît la BMW 1602 puis viendra la 2002 en 1968, une voiture mythique qui fut déclinée en une multitude de versions sportives nommées Ti, de véritables bombes qui deviennent la référence de leur époque. L’année 1970 voit la production automobile de BMW passer au delà des 100.000 unités annuelles, le département Motosport est crée en 1971 et se remarquera d’emblée avec le lancement de la BMW 2002 Turbo en 1973.

 

 

 

La gamme s’enrichi avec le coupé E9 proposé à la vente dès 1968, puis la série 5 en 1972 tente d’aller chercher une clientèle plus bourgeoise. Durant les années 1970, BMW s’affirme en compétition avec la 3.0CSL qui remporte le championnat européen des voitures de sport. La gamme BMW est revue, la Serie 3 apparaît en 1975, le coupé E24 en 1976 et la berline Série 7 apparaît en 1977, elle vise la clientèle des Mercedes. Pour chapeauter la gamme, la BMW M1 est présentée en 1978, la marque bavaroise propose pour la première fois une supercar.

 

 

 

BMW capitalise

Dans les années 1980, BMW modernise sa gamme sans amener d’importantes modifications par rapport aux années 1970, les séries 5 et 3 sont savamment revues, respectivement en 1981 et 1984. La E30 devient une voiture emblématique de la marque allemande, chapeautée par une M3 présentée en 1986 qui vient réitérer les exploits d’une certaine BMW 2002 Turbo.
A la fin des années 1980, BMW fait évoluer son style en commençant par la Serie 7 présentée en 1986 qui présente de nombreuses évolutions. L’année suivante, le roadster Z1 vient donner un peu de fantaisie à la gamme germanique. La Série 5 est revue en 1988 dans le même ton donné par la série 7 deux ans plus tôt, suivie par le coupé 850 en 1989 et la troisième génération de série 3 en 1990…

La marque aura fini par asseoir le socle de sa gamme de véhicules, et continuera intelligemment de la pérenniser, tout en conservant la possibilité d’y adjoindre ponctuellement des nouveautés, à l’image des suv à l’aube des années 2000.

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Photo of isetta by Steinar Johnsen on Foter.com / CC BY-NC-SA
Photo of bmw 700 by linie305 on Foter.com / CC BY-NC-SA
Photo of 2002 by Sherlock77 (James) on Foter.com / CC BY-NC-ND
Photo of m1 by RL GNZLZ on Foter.com / CC BY-SA

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